lundi 10 décembre 2012

Cartola


Pour continuer la série des hommes de fer, voici la statue de Cartola, un des dieux de la samba. 
Il a notamment créé l'école de samba de Mangueira et composé de nombreuses chansons, toutes plus belles les unes que les autres. 
Sa statue gît en face du Centre Culturel Cartola, au pied de la favela de Mangueira. 


vendredi 7 décembre 2012

A visita do primo




Flo est venu passer quelques jours chez moi avec FX, un ami angevin. Ils ont surtout eu de la pluie pendant la semaine, mais le weekend, le beau temps à fait un retour triomphal, nous en avons profité pour aller nous promener, d'abord à Santa Teresa, puis le lendemain, à Vidigal et en haut de la colline des Deux Frères (Dois Irmãos), que je ne présente plus...



Parque das Ruinas (Santa Teresa)
Vue sur le centre-ville, de Santa Teresa


Oeuvre de l'artiste Selaron, Lapa

Escadaria da Lapa, chef d'oeuvre de Selaron


Vue du haut du pic dos Dois Irmãos


Après tout ça, nous sommes allés faire la fête à Lapa avec Rafaela et Raquel. Flo était particulièrement euphorique...



...surtout après avoir vu les brésiliennes danser le funk au Majestade, une boîte de Lapa très animée. (Á vrai dire elle ne dansait pas terrible et elles n'étaient pas toujours d'un physique avantageux, mais c'était quand même marrant!)



Après toutes ces émotions il était content de se reposer à la plage. Il a particulièrement apprécié le style plagiste brésilien (chaise + glacière à bières) :


Enfin le samedi soir, nous avons profité du Jour National de la Samba pour prendre le Train de la Samba, qui part de la gare centrale à une banlieue de Rio après Madureira, Oswaldo Cruz. Si dans le train, c'était déjà la folie...



dans le quartier, l'affluence était énorme, il y avait trois grandes scènes, des stands à churrasco partout, et de nombreux groupes animaient les rues, style fête de la musique :



Fatigués de la foule, nous nous sommes excentrés et avons finalement fait une petite halte dans la biroska (petit bar) de Fininho, l'homme au panama excentrique.


Nous y avons rencontré un tas de gens très sympathiques, dont un prof d'histoire et sa compagne qui nous appelaient Marat, Danton et Truffaut. Nous étions très flattés.

Enfin, Marquinho do Pandeiro, un compositeur de la Vieille Garde (Velha Guarda) de l'école de samba de Portela, l'homme en bleu et blanc, a surgi de nulle part et nous en avons profité pour prendre quelques photos et chanter des sambas au son du pandeiro : un grand moment.














Pour ceux qui se décideraient à venir à Rio l'année prochaine, ça vaut le coup de passer autour du 29 novembre, jour national de la samba! Ambiance Garantie!

mardi 27 novembre 2012

Baile Charme de Madureira


Après ce super concert, nous avons pris la direction du viaduc de Madureira, sous lequel prend place, chaque samedi, le Baile Charme : haut lieu de la culture afro-brésilienne.



Ce bal est en fait l'héritier des bals "black" des années 70-80, où l'on passait des musiques noires américaines (soul, funk, etc.), et où les gens dansaient en groupe sur des chorégraphies particulièrement travaillées, comme vous allez le voir plus loin.

Mais c'est d'abord l'occasion pour nous de célébrer la beauté des femmes noires au Brésil avec quelques-unes de leurs dignes représentantes :














Comme vous pouvez le voir ces dames (mais aussi ces messieurs...) se préparent minutieusement et avec le plus grand soin pour briller pendant la fête.

Les deux choses les plus importantes à mettre en valeur en matière de beauté féminine au Brésil sont les cheveux...





Et les fesses...




Les hommes aussi ont une certaine classe :









Et donc forcément quand tout ce beau monde se rencontre, ça s'embrasse fougueusement...



Et enfin le plus chouette, c'est bien sûr le choix des musiques et les chorégraphies collectives qui vont avec :




Pour finir, une photo de groupe d'amis qui nous accompagnaient avec Mariana :



mercredi 21 novembre 2012

Parabéns Paulinho!

Oui, si nous sommes allés nous promener avec Mariana, du côté de Madureira, c'était pour l'occasion du show d'anniversaire des 70 ans de Paulinho da Viola. Un de mes sambistas préférés.


Le show avait lieu dans le tout nouveau parc de Madureira. Un parc tout en longueur, très bien aménagé sur un ancien terrain vague, au bord de la voie ferrée. Il comporte, entre autres choses, un amphithéatre pour accueillir des spectacles, et une salle multimédia, avec accès libre, équipée de nombreux ordinateurs, de tablettes et de grands écrans tactiles. Très chouette.






Le spectacle, parrainé par la préfecture de Rio, a eu de nombreux ratés au niveau de la production : plusieurs larsens, une chanteuse qui fait une appartition sur scène pour une chanson, mais qu'on n'entend pas, des micros mal fixés qui tombent,... du beau boulot.




Mais à part ça, tout le monde était ravi. Paulinho a chanté ses grands succès et le public l'accompagnait  à pleins poumons... comme dans tous les concerts de samba. Ici, il joue un hymne à la gloire de son école de samba, Portela. Les potes à Mariana sont à fond, surtout Victor (celui qui est derrière moi) :




Bon l'acoustique était vraiment pas mal pour un concert gratuit en plein air. Mais mes vidéos ne sont pas terribles. Donc je vous renvoie à ce lien si vous voulez découvrir ce grand artiste : http://www.youtube.com/watch?v=Pan0ENkV77U

Ah, et en se dirigeant vers le Baile Charme, on a croisé un type peint en blanc en train de manger un açai :

lundi 19 novembre 2012

Madureira

 Ce weekend, j'ai pris le métro puis le train (1h30 de voyage), en direction la zone Nord de Rio, l'endroit d'où viennent la majorité des cariocas, mais dont on ne parle jamais, faute de plages.
(Eh oui, à 1h30 de chez moi c'est toujours la ville de Rio, et on est encore loin du bout.)

Le quartier de Madureira est un des quartiers les plus mouvementés de la banlieue de Rio. C'est un peu le Centre de la périphérie, avec des shoppings, de nombreux bars, deux écoles de samba renommées, et des milliers de camelots en tous genres.

Il y règne un joyeux bordel permanent. C'est populaire, vivant, sale et chaotique. Un plaisir pour les yeux et les oreilles. 

On est d'abord allé se promener au Mercadão, le grand marché de Madureira. 



Depuis qu'il a été baptisé, il n'est malheureusement plus si grand... il a été détrôné par les nombreux shoppings qui ont vu le jour dans les rues alentours. 
Mais il garde cette saveur authentique particulière, notamment pour son secteur Macumba (terme générique - un peu péjoratif - pour désigner les religions afrorésiliennes). En voici quelques exemples :









Les saints catholiques et les esprits paiens les plus divers se mélangent dans la traditon synchrétique brésilienne. Ici la vierge Marie et un esprit de malandro (mauvais garçon qui fume qui boit, qui danse et court les filles...).



Et bien sûr, pour réussir votre cérémonie de macumba, n'oubliez pas de lâcher quelques colombes et d' égorger une poule, une dinde ou même un agneau, nous livrons à domicile!




Dans les rues de Madureira, on rencontre aussi de nombreux camelots vendant tout et n'importe quoi. J'ai craqué, j'ai acheté un faux polo Lacoste complétement pourri... mais il était vraiment pas cher.

En plus des offres illimitées de fringues, on peut acheter à manger,bien sûr :


Mais aussi des tortues, ou des faux cafards en plastique...


Bon, et vous aurez sûrement remarqué que la préfecture de Rio préfère investir dans l'entretien des trottoirs de la plage plutôt que dans ceux de Madureira... Au niveau de l'éléctricité, c'est pas mal non plus, je vous laisse obsterver les câbles sur cette photo :


Enfin, un petit tour dans la rue, près du Mercadão, sur fond de lambada :



Attention, ce n'est pas fini :
Ensuite nous sommes allés au show d'anniversaire de l'illustrissime Paulinho da Viola. Puis, pour clore cette journée mémorable, direction le dance-floor du Baile Charme : rendez-vous immanquable de la culture Afro, qui a lieu tous les samedis soirs, sous le viaduc de Madureira. 
Du lourd. 

La suite au prochain épisode! 














lundi 12 novembre 2012

Ai que preguiça!

À Rio, tous les endroits sont bons pour se taper une bonne sieste. Même un bout de trottoir de 30 cm de largeur entre une 3 voies et une piste cyclable...


Personnellement, je pense que j'aurais fait 5 mètres de plus pour m'allonger sur la plage... Mais bon, avec la chaleur, il ne faut pas surestimer ses forces. 

jeudi 8 novembre 2012

Os caras de ferro do Rio

À Rio, on peut croiser des types en fer un peu partout... 



Certains sont d'illustres inconnus (de moi) qui ont eu une quelconque importance dans l'histoire de la ville :





Il y en a un qui attend en face du Copacabana Palace (à coup sûr, il s'agit de son fondateur...)
Il y a aussi un journaliste qui rêve en regardant la plage...
Il fait peine à voir avec son costume, il doit avoir tellement chaud. Il doit crever d'envie de se mettre en slip comme tout le monde et d'aller se baigner.



Dans le Centro, en face d'une église, on peut aussi voir un professeur qui enseigne, plein d'ardeur, à des élèves d'âges variés, comme pour représenter une allégorie de moi-même :





Et dans le Parc Lage, qui abrite l'école d'Arts Visuels de Rio, on peut rencontrer un étudiant absorbé dans son effort de création. 




Ensuite, on en croise des plus connus (toujours selon moi) :




D'abord le grand Luis Gonzaga, le "roi du Baião", un des musiciens les plus renommés (au Brésil...), une véritable légende dans le Nordeste. Un film retraçant sa vie est actuellement à l'affiche, je l'ai vu dimanche dernier, émouvant! Voici le lien vers la bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=ooISXnf8uw4




Puis la star, Mickeal Jackson, immortalisée au sommet de la favela Santa Marta après le clip qu'il a tourné en 1997 avec la communauté :










Sur la plage de Copacabana, le poète Carlos Drummond de Andrade, prenant le soleil sur un banc et attendant tranquillement de se faire voler ses lunettes par un petit malin qui n'a même pas lu ses livres (ce qui arrive très souvent) :




Et pour finir, toujours à Copacabana, l'excellent Dorival Caymmi, (dont j'ai déjà publié une vidéo dans ce blog), auteur de sambas inoubliables, comme "Samba da minha terra", un grand classique :



Et beaucoup d'autres restent à découvrir, éparpillés à travers la ville.