La ville appartenait aux grandes familles bourgeoises dont les affaires reposaient sur la main d'oeuvre esclave. Quand l'esclavage a été aboli, les affaires n'étaient plus rentables...
Pour aller à Alcântara, il faut prendre un catamaran de São Luis. La ville est à environ 1h30 de voyage. Il faut faire bien attention aux marées. À São Luis la mer se retire de plusieurs kilomètres, un peu comme en Normandie avec le Mont Saint Michel.
Outre les belles petites rues à l'ambiance lascive, on y trouve des pâtisseries typiques (o doce de espécie) et quelques musées sur l'histoire de la ville et son patrimoine.
Sur la fin on a eu quelques surprises désagréables. D'abord, on a eu la mauvaise idée de s'arrêter manger chez Dona Batissá, une petite vieille, ancienne danseuse, qui nous a raconté son histoire d'amour avec un français. Celui-ci lui a acheté la maison qui lui fait office de restaurant aujourd'hui.
Il existe pourtant une règle simple : Ne jamais entrer dans un restaurant vide! Surtout dans une petite ville à l'heure du déjeuner... C'était tout simplement dégueulasse! Le pire repas que j'ai jamais mangé! Et relativement cher avec ça!
Au menu : un jus de goyave vieux de plusieurs jours tout fermenté, imbuvable (alors qu'on avait demandé un jus d'acerola) ; un poisson frit bien maigre et dégoulinant d'huile ; en supplément pour Mariana, une sauce aux crevettes rachitiques beaucoup trop salée... Avec ça nous avons eu (encore) l'excellente idée d'expérimenter le riz de cuxá (une spécialité locale) : ça ressemblait aux restes de la veille mélangés en vrac : des pattes et des antennes de crevettes, des herbes bizarres tout ça mélangés à du riz réchauffé et tout sec. Vraiment dégueulasse, pas d'autres mots. Comme dit Mariana, Dona Batissá doit être une très bonne danseuse.
Là, j'avais bu le jus et je commençais à m'inquiéter pour la suite...
Ensuite, nous avons du courir jusqu'au bateau qui repartait à 13h pétantes à cause de la marée. Sauf que la marée avait déjà fait un bout de chemin. Ils nous ont donc laissé sur un banc de sable à quelques kilomètres de là où nous étions censés arriver, vers un quartier résidentiel de São Luis. On a donc dû marcher une vingtaine de minutes avant d'attraper un bus pour retourner dans la vieille ville. Sympa!
Yo Tienou!
RépondreSupprimerJe vois que tu voyages pas mal, c'est cool!!
Tu profites à fond de ta nouvelle vie brésilienne!
Tu nous envoies du beau temps ici en France, c'est vrai que pour une fois on a du bête de temps depuis le début de l'été!! Même dans mon coin pourri de Cherbourg!!
Continues à nous faire voyager grâce à tes articles combinés de belles photos^^.
Amuses toi bien...
Take care
A bientôt j'espère
Bisous à toi et à Mariana (si je ne me trompe pas!)
Paul