lundi 12 août 2013

Férias no Maranhão (5) : Alcântara

Enfin pour terminer ces petites vacances dans le Maranhão, nous sommes allés à Alcântara, une riche petite ville coloniale tombée en décadence à la fin du XIXème siècle.

La ville appartenait aux grandes familles bourgeoises dont les affaires reposaient sur la main d'oeuvre esclave. Quand l'esclavage a été aboli, les affaires n'étaient plus rentables...

Pour aller à Alcântara, il faut prendre un catamaran de São Luis. La ville est à environ 1h30 de voyage. Il faut faire bien attention aux marées. À São Luis la mer se retire de plusieurs kilomètres, un peu comme en Normandie avec le Mont Saint Michel.

Outre les belles petites rues à l'ambiance lascive, on y trouve des pâtisseries typiques (o doce de espécie) et quelques musées sur l'histoire de la ville et son patrimoine.













Sur la fin on a eu quelques surprises désagréables. D'abord, on a eu la mauvaise idée de s'arrêter manger chez Dona Batissá, une petite vieille, ancienne danseuse, qui nous a raconté son histoire d'amour avec un français. Celui-ci lui a acheté la maison qui lui fait office de restaurant aujourd'hui.

Il existe pourtant une règle simple : Ne jamais entrer dans un restaurant vide! Surtout dans une petite ville à l'heure du déjeuner... C'était tout simplement dégueulasse! Le pire repas que j'ai jamais mangé! Et relativement cher avec ça!

Au menu : un jus de goyave vieux de plusieurs jours tout fermenté, imbuvable (alors qu'on avait demandé un jus d'acerola) ; un poisson frit bien maigre et dégoulinant d'huile ; en supplément pour Mariana, une sauce aux crevettes rachitiques beaucoup trop salée... Avec ça nous avons eu (encore) l'excellente idée d'expérimenter le riz de cuxá (une spécialité locale) : ça ressemblait aux restes de la veille mélangés en vrac : des pattes et des antennes de crevettes, des herbes bizarres tout ça mélangés à du riz réchauffé et tout sec. Vraiment dégueulasse, pas d'autres mots. Comme dit Mariana, Dona Batissá doit être une très bonne danseuse.

Là, j'avais bu le jus et je commençais à m'inquiéter pour la suite...

Ensuite, nous avons du courir jusqu'au bateau qui repartait à 13h pétantes à cause de la marée. Sauf que la marée avait déjà fait un bout de chemin. Ils nous ont donc laissé sur un banc de sable à quelques kilomètres de là où nous étions censés arriver, vers un quartier résidentiel de São Luis. On a donc dû marcher une vingtaine de minutes avant d'attraper un bus pour retourner dans la vieille ville. Sympa!




1 commentaire:

  1. Yo Tienou!
    Je vois que tu voyages pas mal, c'est cool!!
    Tu profites à fond de ta nouvelle vie brésilienne!
    Tu nous envoies du beau temps ici en France, c'est vrai que pour une fois on a du bête de temps depuis le début de l'été!! Même dans mon coin pourri de Cherbourg!!
    Continues à nous faire voyager grâce à tes articles combinés de belles photos^^.
    Amuses toi bien...
    Take care
    A bientôt j'espère
    Bisous à toi et à Mariana (si je ne me trompe pas!)
    Paul

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